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La numérotation des billets français
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Alain Dailly, le 12/07/2005

Régulièrement, j’entends des numismates parler de la numérotation des billets de la nouvelle gamme. Certains pensent que les trois premiers chiffres du numéro correspondent au nombre d’alphabets. Mais, contrairement à l’ancienne gamme, il n’y a pas de numéro accolé à la lettre de série, car il n’y a qu’un seul alphabet.

Ancienne gamme

Les billets de l’ancienne gamme sont caractérisés par l’impression d’indices :
– lettre de série,
– numéro d’alphabet,
– numéro de billet dans la série,
– numéro de contrôle.

La lettre de série, accolée au numéro d’alphabet, et le numéro du billet dans la série sont apposés une seule fois. Le numéro de contrôle est placé en haut, au centre du billet. Les coupures sont numérotées de 000 000 à 999 999, chaque série étant alors composée d’un million de billets (les billets dont les numéros ne comportent que des zéros ne sont pas mis en circulation). Une série est désignée par une lettre de A à Z, à l’exception de la lettre I, écartée à cause de sa ressemblance avec le J. L’ensemble des séries constitue un alphabet: chaque alphabet comprend 25 millions de billets (20 francs Debussy et 50 francs Quentin de la Tour). Pour le 500 francs Pascal, il s’agit d’un alphabet de 25 lettres de 100 000 billets (2 500 000). Mais ce mode de numérotation est encore plus compliqué lorsqu’il s’agit du billet de 200 francs Montesquieu. Cette vignette ayant été imprimée simultanément sur du matériel classique à la feuille (20 alphabets) ou en continu de marque Goebel (machine n° 1 : 18 alphabets ; machine n° 2 : 15 alphabets).

Les alphabets sont numérotés suivant leur rang de fabrication. Le numéro de l’alphabet est placé à la droite de la lettre de série. Le numéro de contrôle indique le rang de chaque billet dans l’ensemble de la fabrication.

Vérification d’un numéro d’un billet de l’ancienne gamme
Soit un billet de 100 francs « Delacroix » de 1994 ayant les indices suivants :

– Multiplier par le nombre de billets composant chaque alphabet (25 000 000) les 262e alphabets complets qui précèdent le 263e, ce qui donne 6 550 000 000.
– Rajouter 8 alphabets précédents de 1 000 000 billets (A, B, C, D, E, F, G, H) 8 000 000.
– Ajouter le numéro du billet dans la série : 435 837.
– Numéro de contrôle : 6 558 435 837.

Pour le billet de 200 francs Montesquieu, le mode de calcul est identique. On garde, arbitrairement, 20 lettres par série.

Gammes plus anciennes
Pour être complet, les gammes fabriquées auparavant le sont avec des alphabets de 25 lettres soit de 100 000 billets, soit de 1 000 billets.

 

Nouvelle gamme

Les billets de la nouvelle gamme sont revêtus de deux numéros identiques, composés d’une lettre et de neuf chiffres, imprimés au recto et au verso, en bas et à gauche. Chaque billet porte une lettre, faisant référence à sa position dans la feuille :
– pour le 50 F Saint-Exupéry et le 100 F Paul Cézanne, cette lettre appartient à un alphabet de 24 lettres (I et O ont été écartés du fait de leur ressemblance avec le J et le zéro) ;
– pour le 500 F Pierre et Marie Curie et le 200 F Gustave Eiffel, cette lettre appartient à un alphabet de 18 lettres (I et O ont été écartés, ainsi que U, V, W, X, Y, et Z).
Les neuf chiffres varient de 000 000 000 à 999 999 999 (les billets dont les numéros ne comportent que des zéros ne sont pas mis en circulation) ; un milliard de billets peuvent donc en principe porter la même lettre.

Par exception :
– les billets de 50 F Saint-Exupéry qui portent le millésime 1992 et qui sont numérotés de 000 000 000 à 000 999 999 n’utilisent que les lettres A, B, G, H et N ;

– les billets de 500 F Pierre et Marie Curie n’utilisent pas les numéros 003 000 000 à 007 999 999 de toutes les lettres.

Petits numéros
Quant à l’épineux problème des billets portant un petit numéro, la situation est aussi différente par rapport à l’ancienne gamme. Bien que la fabrication se fasse en continu, l’impression est regroupée par alphabet complet (3 ou 4 billets de front sur les presses Goebel) afin de pouvoir découper des feuilles composées, soit de 24 billets (50 et 100 F), soit de 18 billets (500 et 200 F), comportant tous le même numéro.
De ce fait, un billet T 000 000 123 est fabriqué avant le billet A 000 000 124, la lettre de l’alphabet n’étant plus le critère principal pour déterminer le rang de chaque billet dans l’ensemble de la fabrication.

Alain Dailly
(sources Banque de France)

Crédit photo:
Photos 1,2,3 : Banque de France/Pascal Assailly
Photo 4 : Guillaume Dambier/Sygma

Article paru dans la revue Numismatique & Change N°318

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