
FIN NOVEMBRE : LA COTE DES BILLETS, NOUVELLE
ÉDITION...
Les petits numéros, les
variantes, les inventaires, les découvertes, les trouvailles, les SLABS,
les fautés ... la collection de billets de la Banque de France est
vivante, et bien vivante !
Il n'y a pas de collection sans
référence, sans classement et cotation. Depuis des décennies, Claude
Fayette a pris en charge ce travail énorme, une dizaine d'ouvrages, un
site internet, des CDRom. Il a réussi à structurer la collection, à mettre
en valeur les différents types, à déterminer une échelle de rareté et de
cotes. En 2019 il a accepté notre aide pour l'édition poche de La Cote des
Billets, un ouvrage repensé plus précis et actualisé. Renouveler une
institution n'est pas chose aisée et si le fond a été validé par les
collectionneurs, la forme a été parfois moins bien perçue.
Fin
novembre, vous pourrez découvrir la nouvelle édition de La Cote des
Billets. Un format agrandi, une mise en page plus aérée, des cotes revues,
des centaines de notes ajoutées. Cette édition est destinée à mieux
répondre aux attentes des amateurs tout en apportant de nouvelles
évolutions à la collection avec l'intégration des références Banque de
France, des ajouts de cotes pour des lettres A, ou W, des informations
inédites et de nombreuses données sur les trouvailles avérées.
LA COLLECTION EST BIEN VIVANTE, MAIS QUEL PEUT
ÊTRE SON AVENIR ?
Nous pourrions
résumer par : rattrapage en cours.
Depuis des années, nous insistons sur le fait que
les billets de la Banque de France sont en retard par rapport à la plupart
des grands pays de collection : retard sur les prix pour les raretés et
les hautes qualités, retard sur les évaluations des états de conservation,
retard sur les thèmes précis (petits numéros, fautés, numéros spéciaux).
La maturité d'une collection s'appuie sur deux axes : les
collectionneurs qui doivent accepter que le marché est mondial et que les
billets français sont appréciés (à leur juste valeur !) par de plus en
plus d'amateurs étrangers qui n'hésitent pas à payer de vrais prix pour
des raretés ou des états de conservation hors du commun ; et les
professionnels qui doivent aussi accepter cette concurrence, être stricts
sur les qualités, précis sur les descriptions, cohérents sur les prix.
Les résultats des ventes-sur-offres sont un bon reflet de la réalité
du marché : les hautes qualités atteignent des prix de plus en plus en
rapport avec leur rareté, encore faut-il que l'évaluation soit pertinente.
L'arrivée des sociétés de "grading", qui garantissent un état de
conservation, a changé la donne et - même si des erreurs subsistent - les
prix sont bouleversés par cette garantie qui ouvre la porte aux amateurs
étrangers, plus enclins à payer au prix fort une vraie qualité. Bien
entendu, ces billets mis sous pochettes (SLABS) ne doivent pas exonérer
les professionnels de décrire au mieux, et de la façon la plus objective
possible, l'état de conservation. De leur côté, les collectionneurs
doivent aussi savoir évaluer une qualité, sans chicanerie mais sans
laxisme.
Ainsi, dès lors que vendeurs et acheteurs réussissent à
s'accorder sur un état de conservation, le prix peut être établi, puis
évoluer avec le temps et les préférences des collectionneurs.
Comparés à d'autres types de collection, les billets français sont rares
mais la proportion d'amateurs est en rapport avec cette rareté, il n'y a
pas pénurie mais pas non plus de stocks considérables. Il règne donc un
certain équilibre qui maintient les prix à des niveaux raisonnables et une
appréciation lente mais constante. Les spécialisations modifient parfois
cet équilibre, les petits numéros, les lettres A, les variantes, les
recherches par alphabets ou les qualités exceptionnelles, sont autant
d'amplificateurs qui poussent les prix à des niveaux souvent surprenants.
Cela participe aussi à l'intérêt de cette collection qui peut réserver,
même à l'amateur éclairé, des surprises réjouissantes.
Cette
nouvelle édition de La Cote des Billets est destinée à mieux appréhender
ces évolutions, à mieux déceler les raretés de demain et à constituer une
collection de qualité.
Jean-Marc DESSAL
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