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Légende 100 Francs Delacroix : de nombreuses variétés méconnues
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Claude Fayette, le 18/12/2004

De très nombreuses raretés du 100 Francs Delacroix sont encore méconnues, elles existent et chacun peut les trouver.

Encore faut-il bien étudier toutes les composantes de ce billet qui détient un record absolu, celui de la plus grande quantité imprimée pour une vignette émise par la Banque de France, soit plus de 7 milliards 400 millions de billets. Il est assez impressionnant d'en comparer deux exemplaires : un billet de l'alphabet A1 portant un numéro de contrôle avec 7 zéros plus un chiffre inférieur à 200 et un billet de l'alphabet 298 portant un numéro de contrôle de plus de 7 milliards 400 millions. Cette coupure de 100 Francs "Delacroix" nous réserve de nombreuses surprises.
Jusqu'alors le nec plus ultra était de posséder le plus petit numéro possible de la plupart des billets. Pour cette coupure il n'en est pas exactement de même, le nombre de billets est si conséquent qu'à l'inverse, posséder par exemple dans l'alphabet 298 un billet dont le numéro de contrôle est le plus élevé possible constituera comme un record et une quête à l'envers. C'est pour cela que dans le nouvel ouvrage 1800 - 2002, la numérotation du 100 Francs Delacroix passe de 23 à 42 références plus 6 références pour les billets unifaces avec leurs numéros d'alphabets correspondants.


100 Francs Delacroix type 1978 (recto)

Les premiers billets furent imprimés sans hachure à l'intérieur de la valeur Cent Francs du recto, la valeur en lettres apparaissant légèrement plus claire que dans les coupures postérieures. Les 4 alphabets de 25 millions de billets ont été imprimés de la façon suivante : la totalité de l'alphabet 1, environ 80 à 90 % de l'alphabet 2 environ 75 % de l'alphabet 3 et 10 à 15 % de l'alphabet 4 ne comportent pas de hachure. La Banque de France considérant que la valeur était difficilement lisible change l'impression en hachurant l'intérieur de celle-ci. Pour ce millésime 1978, deux raretés très collectionnées se dégagent, l'alphabet 4 se rencontre difficilement non hachuré, il est recherché dans tous les états de conservation, ainsi que l'alphabet 2 hachuré de rareté équivalente même peut-être encore plus rare en NEUF.


100 Francs Delacroix type 1978 (verso)


Dès la fin de l'année 1989 la fabrication des billets assure une partie de sa production de 100 Francs "Delacroix" sur machine Goebel, imprimant en "continu". Cette fabrication se faisant simultanément avec la fabrication classique à la feuille, il a été décidé, afin de permettre de distinguer les coupures entre elles, que les billets imprimés en continu porteraient le millésime 1990 et suivant, alors que les billets imprimés sur les matériels à la feuille continueraient à porter le millésime 1989 même s'ils sont imprimés en 1990. L'alphabet 206 n'a pas été mis en circulation.
Les alphabets comportant 25 lettres de 1 million de billets (25 millions de coupures) sont :
149 à 161, 188 à 189, 172, 181, 182 à 187, 202 à 203.
Les alphabets comportant 18 lettres de 1 million de billets (18 millions de coupures) :
162 à 169, 173 à 180, 170 et 171, les alphabets, 190 à 201, 204 à 256, sont imprimés sur machine "Giori". Les billets imprimés sur machine "Giori" ont la particularité d'avoir un recto légèrement irisé et brillant.

L'alphabet 143 est le seul alphabet à avoir été imprimé à Puteaux sur machine "Snow" et assurément, sitôt les collectionneurs informés de sa rareté, il sera très demandé. A noter une rareté supplémentaire pour cet alphabet 143, un billet imprimé avec la mention annulé au recto et au verso, dans le motif même de la vignette en blanc et marron dans la même tonalité que celle de la coupure. Ce billet a dû servir de spécimen de fabrication, quelques rares exemplaires sont connus.

Plusieurs émissions sont à surveiller avec attention car elles vont connaître des fluctuations de cotes certaines, parmi celles-ci, les émissions des alphabets 188, 189 et 202, 203 de 1990 portant les signatures du Secrétaire Général Bruneel, du Contrôleur Général Dentaud et du Caissier Général Charriau et celles des alphabets 204, 205 de 1991, signés par Monsieur Bonnardin en lieu et place de Monsieur Dentaud.

En ce qui concerne les billets unifaces : ces billets sont sans conteste parmi les plus spectaculaires billets fautés de la Banque de France. Ces coupures sont rares et recherchées, elles occupent une place tout à fait particulière dans une collection par leur aspect surprenant et attractif. Sur les quatre systèmes d'impression utilisés pour les billets de 100 F "Delacroix" seuls les systèmes d'impression traditionnelle à plat "à la feuille" et d'impression à plat sur machine "Giori" font que l'on peut rencontrer des billets unifaces. Il est impossible de rencontrer des billets unifaces sur les deux autres systèmes d'impression en continu sur machines "Goebel" ou "Snow".

Les billets de 1994 et 1995 comportent le texte du nouveau Code Pénal au verso : "La contrefaçon ou la falsification des billets de banque et la mise en circulation des billets contrefaits ou falsifiés sont punies par les Articles 442-1 et 442-2 du Code Pénal de peines pouvant aller jusqu'à trente ans de réclusion criminelle et trois millions de francs d'amende". Ces billets possèdent maintenant 6 références, dont quatre nouvelles.

Cette coupure de 100 F Delacroix qui semble encore courante comporte une grande quantité de raretés ce qui nous promet donc une belle fluctuation des cotes et de passionnantes trouvailles.
A différentes époques le même phénomène se reproduit, de nouvelles raretés se précisent et chacun peut alors se procurer à force de connaissance et de recherches ce qui deviendra introuvable pour ceux qui arriveront ultérieurement. Des billets quasiment introuvables aujourd'hui étaient encore accessibles il y a 20 ou 30 ans et cela se reproduira assurément à l'identique avec le 100 Frs Delacroix et d'autres coupures contemporaines.

Ce billet est un exemple flagrant d'une certaine évolution de la collection et des collectionneurs qui se spécialisent et deviennent de plus plus pointus, recherchant dans les coupures modernes certaines raretés. Cet engouement est grandissant et de ce fait les prix de ces billets sont encore éloignés de leur réelle valeur, leur découverte est tout à fait possible ce qui laisse de beaux jours à notre quête insatiable du rêve.


Article paru dans la revue Numismatique & Change de novembre 2003.

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